Heckefransous

Hecken
Sobriquet attribué aux « travailleurs frontaliers » venus généralement de la Lorraine proche. Or, à l’origine ce sobriquet s’adressait qu’aux Français en général, en mémoire des soldats de l’armée royale française venue assiéger la forteresse de Thionville-Diddenuewen, citée luxembourgeoise annexée à la France par le Traité des Pyrénées de 1659. Les circonstances et les origines de ce sobriquet sont rapportées par le Prince de Condé lui-même, lors du siège de Thionville – Diddenuewen, en 1643 dans ses mémoires intitulées : " Les conquêtes sur l’Allemagne"Thionville et sa région, y compris Yutz, Jäitz, alors luxembourgeoise, étaient occupées par les espagnols qui défendaient la place forte face aux Français campés sur la rive gauche de la Moselle ; la rive droite désertique formait ainsi un large glacis. L’ennemi s’il s’y aventurait, se plaçait à découvert, risquant ainsi les tirs des assiégés. Le siège dura dans le temps et une végétation assez abondante poussa sur ce fameux glacis et permis à l’ennemi d’y pénétrer discrètement l’abri des haies et arbrisseaux.
Les espagnols, lassés des fréquentes irruptions étrangères sur ce glacis, entreprirent une diversion qui mis en fuite l’adversaire.Durant la retraite de l’ennemi, les espagnols rasèrent toute végétation. Le retour des assiégeant français, surpris d'être ainsi à découvert, provoqua rires et sarcasmes des thionvillois montés sur les remparts et crièrent à l’adresse des français: « Heckefransous ! » C'est à dire « Français des haies ! »