Le vin est mort, vive le vin
Le vin est mort, vive le vin !
Aux confins de la Lorraine, notre vallée mosellane présentait quelques analogies avec la vallée rhénane par son intense activité viticole de renom. Au lendemain de la première guerre mondiale les échanges commerciaux avec l’Allemagne furent remises en question et nos vignerons contraints d’arracher leurs vignes. L’Alsace malgré le volume élevé de sa production vinicole échappa aux conséquences de cette nouvelle conjoncture économique à l’origine d’une véritable révolution sociale et culturelle avec un impact sur l’aspect pittoresque de notre Vallée.
Le vigneron conserva quelques parcelles avant de se résigner à rejoindre les ouvriers des aciéries de la Fensch grâce à l’ouverture d’une nouvelle ligne de chemin de fer construite par la Reichbahn en 1908. En revanche la navigation sur la Moselle cessa et la rivière retrouva peu à peu son aspect sauvage. Le charme de nos villages à l’image de nos voisins vignerons luxembourgeois et rhénans disparut. Les treilles furent arrachées à leur tour et les pressoirs fièrement installés devant les maisons cédèrent leur place à de superbes trottoirs. Dans nos nombreuses et vastes caves, vides à présent, l’humidité s’installa et vint à bout de nos barriques.
Comment rendre courage à ce « coin » de Lorraine alors que même le feu des haut-fourneaux de la Fensch ne réchauffait plus les coeurs ? L’idée de ranimer la « flamme du vigneron inconnu » fit son chemin.
Au soir du 20 Juillet 2010, notre Conseil Municipal entendait son Maire rapporter l’émouvante inauguration d’une bretelle de déviation baptisée sans rire « Route des vins de la Moselle ». À cette cérémonie ne furent conviés que les présidents venus de communautés territoriales proches. Sous les projecteurs de la presse le président du département donna l’accolade à un vigneron des heures glorieuses après avoir fleuri sa boutonnière.
La complaisante et sage attention des conseillers municipaux de la majorité brutalement interrompue par les paroles d'un conseiller d’opposition : « Maintenant que le vin est mort on l’honore! », priva Monsieur le Maire d’une conclusion à teneur électoraliste.
Aux confins de la Lorraine, notre vallée mosellane présentait quelques analogies avec la vallée rhénane par son intense activité viticole de renom. Au lendemain de la première guerre mondiale les échanges commerciaux avec l’Allemagne furent remises en question et nos vignerons contraints d’arracher leurs vignes. L’Alsace malgré le volume élevé de sa production vinicole échappa aux conséquences de cette nouvelle conjoncture économique à l’origine d’une véritable révolution sociale et culturelle avec un impact sur l’aspect pittoresque de notre Vallée.
Le vigneron conserva quelques parcelles avant de se résigner à rejoindre les ouvriers des aciéries de la Fensch grâce à l’ouverture d’une nouvelle ligne de chemin de fer construite par la Reichbahn en 1908. En revanche la navigation sur la Moselle cessa et la rivière retrouva peu à peu son aspect sauvage. Le charme de nos villages à l’image de nos voisins vignerons luxembourgeois et rhénans disparut. Les treilles furent arrachées à leur tour et les pressoirs fièrement installés devant les maisons cédèrent leur place à de superbes trottoirs. Dans nos nombreuses et vastes caves, vides à présent, l’humidité s’installa et vint à bout de nos barriques.
Comment rendre courage à ce « coin » de Lorraine alors que même le feu des haut-fourneaux de la Fensch ne réchauffait plus les coeurs ? L’idée de ranimer la « flamme du vigneron inconnu » fit son chemin.
Au soir du 20 Juillet 2010, notre Conseil Municipal entendait son Maire rapporter l’émouvante inauguration d’une bretelle de déviation baptisée sans rire « Route des vins de la Moselle ». À cette cérémonie ne furent conviés que les présidents venus de communautés territoriales proches. Sous les projecteurs de la presse le président du département donna l’accolade à un vigneron des heures glorieuses après avoir fleuri sa boutonnière.
La complaisante et sage attention des conseillers municipaux de la majorité brutalement interrompue par les paroles d'un conseiller d’opposition : « Maintenant que le vin est mort on l’honore! », priva Monsieur le Maire d’une conclusion à teneur électoraliste.
