Mélusine à Luxembourg
Dans le Grund, les gorges du Ruisseau de l'Alzette, au cœur de la vieille ville, le promeneur découvrira une chapelle construite dans la falaise et patronnée par St Quirin. La légende raconte que la fée Mélusine y serait apparue à Siegfroid de Luxembourg le fondateur du Comté de Luxembourg. En France, Mélusine est connue pour avoir été liée à la famille de Lusignan dans le Poitou. Les grandes familles féodales marquaient ainsi leur noblesse et leurs droits de « par la grâce divine ».
« Siegfroid de Yutz Jäitz [1] fondateur du Comté de Luxembourg, le Dimanche des Rameaux en l’an de grâce 969, rencontra dans cette grotte Mélusine et l’épousa. »
Mélusine n’appartient en fait à personne. Elle était la mère des « naissances » selon la mythologie celte, liée à l’eau et à la Lune, principe même de la Matériea Primea, la mère originelle et la Femme féconde.
« Siegfroid de Yutz Jäitz [1] fondateur du Comté de Luxembourg, le Dimanche des Rameaux en l’an de grâce 969, rencontra dans cette grotte Mélusine et l’épousa. »
Mélusine n’appartient en fait à personne. Elle était la mère des « naissances » selon la mythologie celte, liée à l’eau et à la Lune, principe même de la Matériea Primea, la mère originelle et la Femme féconde.
Luxembourg, Lëtzebuerg , contient dans son nom la lumière: lux, Lëtz. La ville était connue pour ses roses. Une place du centre-ville nommée Rousegärtchen, Le jardin des Roses, le rappelle. La rose symboliquement proche de la fleur de lys (blancheur de la lumière), fleur de la pureté.
Mélusine, mi-femme, mi-animal aquatique, est généralement représentée avec une queue de poisson de mer gigantesque, comparable à celle des sirènes norvégiennes. Parfois, elle est figurée avec une queue de serpent, révélant ainsi sa double nature mercurielle d’ordre spirituel et imaginatif : méditation et imagination. Le Soleil et la Lune représentent justement le double aspect de la lumière. La fée est le ventre des mystères, de l’inconscient et de l’âme. La légende dit encore que la "romantique" fée aurait « hébergé » le prophète Jonas lors de son naufrage malheureux, séjournant trois jours durant, dans l’obscurité du ventre d'une baleine pour "renaître" et accomplir sa mission de prophète, après avoir été rejeté sur une plage.
Lusignan et Luxembourg, Luzerne, Toulouse [2] etc. sont étymologiquement communes comme bien d’autres villes encore en Europe. « Lus » signifie lumière[3] comme lux en latin, leukos en grec, loki en germanique et Lucetios le dieu Mars gaulois ainsi que Lug le dieu roi irlandais etc[4]. Mélusine est donc l’initiatrice aux mystères de la lumière! Elle est cette « femme » fatale! Dans ce mot nous retrouvons fatum : le destin. Elle doit garder son secret, sa vérité, que l’homme ne peut pas « comprendre ».
Les fées sont en mesure d’apporter le meilleur ou le pire. Il était dit qu’à certaines périodes on ne pouvait pas s'approcher d'une femme. Il s’agissait d’interdits, des géis notamment fait aux rois celtes, car l’homme pouvait se perdre par l’image qu’il se construisait de la femme et devenait alors le miroir de sa propre imagination au risque de se perdre.
[1] Yutz, Jäitz, est une ville du faubourg de Thionville, Diddenuewen, dans le territoire du Luxembourg Français, Département de la Moselle en France. Appellation encore en cours en 1870, abolie lors l'annexion allemande.
[2] Toulouse est réputée pour être la ville des violettes, un rapprochement à faire avec Luxembourg la ville des roses.
[3] Le verbe luussen en luxembourgeois signifie à la fois apparaître ( comme le soleil entre les nuages) et jeter un oeil.
[4] Sans oublier Lucifer, le porte lumière.
Mélusine, mi-femme, mi-animal aquatique, est généralement représentée avec une queue de poisson de mer gigantesque, comparable à celle des sirènes norvégiennes. Parfois, elle est figurée avec une queue de serpent, révélant ainsi sa double nature mercurielle d’ordre spirituel et imaginatif : méditation et imagination. Le Soleil et la Lune représentent justement le double aspect de la lumière. La fée est le ventre des mystères, de l’inconscient et de l’âme. La légende dit encore que la "romantique" fée aurait « hébergé » le prophète Jonas lors de son naufrage malheureux, séjournant trois jours durant, dans l’obscurité du ventre d'une baleine pour "renaître" et accomplir sa mission de prophète, après avoir été rejeté sur une plage.
Lusignan et Luxembourg, Luzerne, Toulouse [2] etc. sont étymologiquement communes comme bien d’autres villes encore en Europe. « Lus » signifie lumière[3] comme lux en latin, leukos en grec, loki en germanique et Lucetios le dieu Mars gaulois ainsi que Lug le dieu roi irlandais etc[4]. Mélusine est donc l’initiatrice aux mystères de la lumière! Elle est cette « femme » fatale! Dans ce mot nous retrouvons fatum : le destin. Elle doit garder son secret, sa vérité, que l’homme ne peut pas « comprendre ».
Les fées sont en mesure d’apporter le meilleur ou le pire. Il était dit qu’à certaines périodes on ne pouvait pas s'approcher d'une femme. Il s’agissait d’interdits, des géis notamment fait aux rois celtes, car l’homme pouvait se perdre par l’image qu’il se construisait de la femme et devenait alors le miroir de sa propre imagination au risque de se perdre.
[1] Yutz, Jäitz, est une ville du faubourg de Thionville, Diddenuewen, dans le territoire du Luxembourg Français, Département de la Moselle en France. Appellation encore en cours en 1870, abolie lors l'annexion allemande.
[2] Toulouse est réputée pour être la ville des violettes, un rapprochement à faire avec Luxembourg la ville des roses.
[3] Le verbe luussen en luxembourgeois signifie à la fois apparaître ( comme le soleil entre les nuages) et jeter un oeil.
[4] Sans oublier Lucifer, le porte lumière.
